vendredi 25 mai 2018

La chaleur sans orage : les dégradations "silencieuses"

Rappelez-vous, l'an passé, nous avions évoqué le cas de la survenue d'orages parfois intenses alors que les jours (voire les heures précédentes) n'avaient pas été chauds et lourds comme on s'y attend habituellement. Nous avions alors expliqué comment la chaleur nous était dissimulée (mais bien présente pour alimenter les orages) par le jeu savant de la mécanique atmosphérique. Pour ceux qui souhaitent (re)lire cet article, le voici: Des orages sans chaleur, même en été

Ici, nous allons envisager la situation inverse: celle de périodes de chaleur, voire de véritables canicules, qui se terminent calmement sans gros orages. Dans l'imaginaire des gens, un temps chaud, surtout s'il est lourd, se finit par des orages plus ou moins violents. Pourtant, il arrive très régulièrement que de telles journées insoutenables soient suivies le lendemain par un temps bien plus agréable, voire mauvais, le tout sans grabuge. Au mieux l'observateur attentif aura vu l'un ou l'autre éclair dans le lointain, accompagné de quelques gouttes, au pire le temps sera resté absolument sec et seuls quelques nuages décoratifs et quelques rafales auront signalé le passage du front froid, accompagné irrémédiablement d'une chute des températures.

dimanche 6 mai 2018

Evénements 2018 - Mai à août

Les nuits sont parfois fraîches début mai, approchant les seuils de gelées. Quelques jours plus tard, le beau temps revient en force avec des maximales au-dessus de 25°C en bon nombre de régions du 6 au 9. On atteint localement 28°C le 8.

Namur sous un soleil franc et des températures estivales le 6 mai (auteur: Info Meteo).

16 mai - orages localement forts

Comme les jours précédents, la situation est particulière avec un flux de nord-est particulièrement doux et humide. A l'avant d'un front froid descendant de mer du Nord, une zone de convergence se met en place à travers la Wallonie, créant un axe orageux. Trois zones orageuses concernent ainsi nos régions:
  • Une première apparue sur Andenne et Huy en fin d'après-midi et qui se déplace jusque dans le département des Ardennes via Couvin. Elle donne de fortes précipitations sur la région d'Yvoir, responsables de quelques inondations locales.
  • Une seconde, beaucoup plus active et composée de plusieurs cellules orageuses, qui se renforce brutalement sur la région liégeoise en y perpétrant des débordements. Elle poursuit sa route à travers le Condroz jusqu'aux environs de Houyet où elle y disparait en début de soirée. Sur son trajet, on note de chutes de grêle significatives, notamment du côté de Seraing, Flémalle et Amay, mais aussi dans le Condroz namurois. L'activité électrique est par moments notoire, avec un éclair toutes les quelques secondes. A noter que cette zone a été précédée d'une averse orageuse qui a déjà bien arrosé les sols.
  • Une troisième, également bien active d'un point de vue électrique, arrivant d'Allemagne en début de soirée et glissant jusqu'aux environs de Libramont en évoluant progressivement vers un écho en arc (ligne d'orages courbée).
Les relevés ne font pas mention de valeurs remarquables, sauf une cote de 48 mm au Sart-Tilman (Liège). On mesure ailleurs 34 mm de précipitations à Dourbes, 24 mm à Oupeye et 21 mm à Havelange et Anthisnes. Localement, on peut estimer que les accumulations ont pu dépasser 50 mm.

Activité électrique observée le 16 mai, avec les trois zones orageuses s'individualisant nettement (source: Lightningmaps).

Arrivée de l'orage "liégeois" sur la région de Gesves, en province de Namur (auteur: Info Meteo).
 
Lien vers l'article de Belgorage à propos de cette offensive: ICI

La carte ci-dessous montre les orages qui ont éclaté ce dimanche 20 mai. Ceux-ci sont restés généralement faibles à modérés, et ont été accompagnés par endroits de quelques chutes de grêle. Les provinces les plus touchées sont celles de Namur, du Brabant wallon et du Limbourg. La nuit suivante, d'autres orages ont éclaté en Lorraine belge. Tous ces foyers se sont produits dans un flux d'est assez chaud et humide, comme il y a quatre jours.

Activité électrique entre le 20 mai matin et le 21 mai matin (source: Lightningmaps).

A nouveau, des orages sont survenus un peu partout dans l'après-midi et la soirée du 21 mai, avec des intensités généralement faibles à modérées. Toutefois, un orage a présenté temporairement un caractère fort dans la région de Ath peu après 18h00. Le faible flux en altitude explique la lente progression des cellules orageuses dont les précipitations ont donné quelques inondations très locales. Quelques chutes de grêle ont également été observées.

Cumulonimbus sur les provinces de Liège et de Limbourg, vus depuis Wartet dans le Namurois (auteur: Info Meteo).

Troisième jour consécutif d'orages ce 22 mai. A nouveau des foyers se sont développés en province de Liège en début d'après-midi, puis par après sur les autres régions. Leur intensité a généralement été modérée, mais le caractère peu mobile de ces orages a mené à des inondations locales, notamment dans le sud de la région liégeoise ainsi que dans le Borinage et le Haut Pays. Parmi les relevés de précipitations les plus importants (22 mai 8h00 - 23 mai 8h00), on note 37 mm à Vaux-sous-Chèvremont en province de Liège.

Activité électrique détectée le 22 mai avec les impacts les plus récents en jaune (source: Lightningmaps).

Sur le plan de la situation atmosphérique, rien ne bouge depuis quelques jours: un anticyclone scandinave bloque un marais barométrique sur nos régions, maintenant une masse d'air assez chaude et humide. A nouveau ce 23 mai, cette situation aboutit au développement d'orages peu mobiles, les provinces de Liège et de Limbourg étant épargnées. En début de soirée, un fort orage frappe la région bruxelloise, puis un amas orageux modéré se déplace depuis le nord du Luxembourg jusqu'au Brabant wallon.

Coup de foudre sous l'amas orageux du soir, au sud-ouest de Namur (auteur: Info Meteo).

Le 24 mai, encore une fois des orages éclatent un peu partout. L'un d'entre eux, fort, provoque des inondations entre le nord de Charleroi et l'ouest du Brabant wallon. Le lendemain, par assèchement de l'air et disparition de la dynamique, ces orages sont pratiquement absents.

mardi 1 mai 2018

L'intriguant orage namurois de dimanche soir...

C’est en ces termes que je qualifie l’espèce de furie qui a traversé la province de Namur et l’est du Brabant wallon il y a deux jours en début de soirée. Déjà en soi, les conditions dans lesquelles cet orage est survenu étaient très particulières. On a déjà eu l’occasion d’en parler dans nos chroniques sur le blog et on aura l’occasion d’approfondir ça avec nos partenaires de Belgorage car, comme disait l’un de leurs collaborateurs hier, “il y a eu beaucoup de choses curieuses”.

Des choses curieuses... C’est aussi ce qui a traversé l’esprit de votre serviteur qui, planté dans un champ de colza (jeu de mots à la con bonjour...) près de Maillen, observait l’horizon brumeux avec circonspection. Mais, smartphone à la main, il voyait bien que l’activité de l’orage qui arrivait du département des Ardennes ne faiblissait point. Pourtant, sur son lieu d’observation, son thermomètre de voiture (ça vaut ce que ça vaut...) renseignait 13°C, et le ciel bien bas distillait quelques gouttes balancées à l’oblique par un vent de nord-est bien présent. Le même plafond nuageux lâchait de temps à un autre un roulement de tonnerre. L’observateur circonspect que j’étais imaginait l’orage montant du sud venir s’encastrer et crever dans cette masse d’air fraîche et désagréable, reliquat d’une précédente averse orageuse qui avait, une petite heure plus tôt, bien arrosé la région. Mais comme on l’avait évoqué dans nos chroniques, il y avait bien de l’air un peu plus chaud quelques centaines de mètres plus haut, et de toute façon, la seule dynamique maintenait le bolide électrique bien en vie alors qu’il s’engageait sur le sud de la province de Namur.

Après avoir été chercher un point de vue du côté de Gesves mais qui ne me disait rien, retour au domicile à Wartet, près de Namur. Un coup d’œil jeté au smartphone montre que l’orage approche. Un petit tour sur un point de vue à l’ouest du village n’offre rien de très engageant. Des bancs de brouillard planent sur les bois de Marche-les-Dames, une fine pluie tombe et la lumière devient lugubre. Ambiance quasiment novembresque, si ce n’est que la végétation rappelle qu’on est bien fin avril. Et toujours 13°C, ce maudit treize...

Retour à la casa. En sortant de la voiture, le tonnerre résonne sur l’horizon, et en quasi-continu en prime. Les cartes d’impacts de foudre montrent que l’orage est vraiment très proche, à quelques kilomètres à peine. Pourtant, la pluie et la brume empêchent de voir quoique ce soit, si ce n’est cinquante nuances de gris...

Sans guère de conviction, l’appareil photo est installé vers le sud-ouest. Et tout à coup, l’orage émerge du gris: les scintillements et autres flashes se succèdent toutes les quelques secondes. Le tonnerre se fait de plus en plus présent, la pluie s’intensifie et surtout le vent se lève d’un coup. Quelques grands claquements accompagnent des chutes de foudre dans les environs, et sous le ciel qui a pris une teinte livide, limite verdâtre, une grande masse noire monte de la vallée de la Meuse. La noirceur et la taille de cette masse m’intriguent, mais avec la pluie et le vent, on devine plus qu’on ne voit réellement. Cette grande masse survole ensuite Gelbressée et Boninne, à l’ouest, et file vers le nord-nord-est accompagnée d’un brasier d’éclairs. C’est d’ailleurs sur l’arrière de l’orage que ces éclairs montrent enfin autre chose que des grandes nappes de lumière, et je peux ainsi en photographier quelques-uns.




La première impression que me laisse cet orage, c’est que pour une fin avril, c’est bien consistant. Par la suite, j’apprends que des dégâts ont été rapportés plus au sud, dans l’arrondissement de Dinant. Le lendemain matin, aux infos, j’entends même qu’une ferme a été en partie soufflée à Waulsort (Hastière). Ce grand orage dissimulé dans l’air humide et frais a donc fait plus que saisir le quidam, il a bien laissé ses marques.

A l’heure actuelle, l’équipe de Belgorage se démène pour tenter d’en savoir plus sur ce qui a été à l’œuvre sous ce système. Plusieurs photos et vidéos montrent une grande masse noire suspendue au milieu des cieux gris, et semblant animée d’un mouvement de rotation. Est-ce cela que j’ai vu survoler le paysage à l’ouest de chez moi? Peut-être. Vu la trajectoire, c’est possible. En plus de cela, le passage de cette masse noire dans la région de Dinant correspond avec l’heure de survenue des dégâts. L’enquête de terrain de Belgorage et les témoignages reçus semblent indiquer que c’est peut-être bien une tornade qui a œuvré sur Waulsort et les hauts de Dinant, en plus d’autres bourrasques elles-mêmes génératrices de dégâts ailleurs dans l’arrondissement.

Quand à l’orage même, à première vue il me paraissait assez simple à définir. C’était un gros multicellulaire, comprenez par là un système de plusieurs cellules orageuses assez bien organisées. Et pourtant, plus les heures passent, et plus les indices de quelque chose de bien plus sournois se multiplient. Et si, au sein de ce système s’était caché une supercellule qui aurait transité par Doische, Hastière et Dinant notamment? C’est une possibilité, pour l’heure on ne peut le confirmer, mais cette hypothèse n’est pas à exclure. A l’heure actuelle, il faut continuer à observer les détails dans les images radars de précipitations comme celle ci-dessous, en espérant pouvoir d’ici quelques jours bien comprendre la nature de la bestiole qui a plané au-dessus de la province de Namur dimanche soir.
   

Mise à jour du 3 mai: Désormais, il est pratiquement acquis que c'est bien une tornade qui a traversé l'arrondissement de Dinant.

Ci-joint, une vidéo d'un observateur de Belgorage, qui se trouvait juste à l'est de Dinant au passage de l'orage. La vue est en direction du nord-ouest. C'est principalement après le passage de la voiture venant en sens inverse que cela devient intéressant. Il faut avoir l’œil un tant soi peu averti, mais la masse est en rotation et cette énorme toupie noirâtre qui passe en arrière-plan est bel et bien la tornade (et son mésocyclone au-dessus) dissimulée par des précipitations.


lundi 12 mars 2018

La notion de front et ses limites: l'exemple de ce week-end du 10 et 11 mars

La notion de front est un élément indispensable à la météorologie et à la compréhension du temps auprès du grand public. Les bulletins météorologiques l'évoquent encore régulièrement, et à juste titre, car dans les grandes lignes, la frontologie (= l'étude des fronts) est l'une des bases de la compréhension de la météo dans un cadre général. Pour autant, comme toute théorie, elle a ses limites. On l'oublie souvent, mais beaucoup de choses en météo sont encore des théories ou de grands concepts qui ne sont parfois pas observables dans le monde réel.

L'idée de cet article n'est pas de vouloir jeter la notion de front à la poubelle. Comme nous venons de le dire, en général elle reste largement utilisée et à juste titre. Pour un bulletin météo généraliste, les fronts restent une manière très adéquate de représentation des frontières entre les masses d'air. A plus fine échelle - et notamment pour les prévisions orageuses - il faut cependant être bien conscients des limites que cette notion implique.

samedi 24 février 2018

Evénements 2001

Retrouvez sur cette page les principaux événements météorologiques ayant concerné la Belgique en 2001.

Le 10 mars, une tornade est observée sur le Pays de Herve, au niveau des villages de Bolland et de Herve.

La fin de l'hiver est exceptionnellement sombre. Entre le 1er février et le 31 mars, on n'enregistre que 106 heures de soleil.

La nuit du 2 au 3 mai, des orages modérés à forts concernent essentiellement les provinces de Luxembourg, de Liège et du Limbourg.

Le 16 mai dans l'après-midi, des orages sont observés un peu partout.

La haute saison voit se produire de réguliers épisodes orageux étendus.

Le 17 juin, des orages sont observé sur l'est de la Belgique. Il tombe 40 mm de précipitations dans la région de Malmedy.

Le temps est chaud en fin de mois, avec le 26 juin des maximales de 32,0°C à Gosselies et 31,4°C à Bierset. Le 27 en fin de nuit, une dégradation orageuse sous forme d'un système orageux (MCS) arrive de France et concerne une bonne partie de l'ouest de la Belgique ainsi que l'ouest de l'Ardenne. Autour de 3h00 du matin, le système de détection de l'IRM enregistre jusqu'à 180 éclairs par minute, activité essentiellement concentrée sur un tiers ouest de la Belgique. Un peu d'activité électrique est également signalée sur le centre, ainsi qu'en Gaume.

 Progression du système orageux la nuit du 27 au 28 juin 2001 sur l'ouest.

En soirée du 5 juillet, un système orageux (MCS) atteint l'ouest de la Belgique par le Hainaut, avec une activité électrique prononcée (image ci-dessous), puis poursuit sa route à travers l'ouest de la Flandre la nuit suivante. Un autre orage a éclaté plus tôt de Liège à Anvers.

 Animation radar le 5 juillet (source: De Weerkamer).

L'après-midi du 6 juillet, de nouveaux orages concernent une grande partie centrale du pays, avec un foyer particulièrement virulent se déplaçant de Mons vers la Campine. Dans la région de La Louvière, il provoque des dégâts dus à la grêle. En soirée, un nouvel amas orageux concerne une région allant de l'Ardenne à la Campine en frappant Namur et Huy au passage. L'intensité y est modérée à forte. Il tombe 38 mm de pluie à Ivoz-Ramet sur la journée du 6.

Dans le nord-est de la France, le MCS du 6 juillet au soir est beaucoup plus violent, provoquant la mort de plusieurs personnes.

Le 23 juillet, de nombreux orages éclatent un peu partout dans le pays. C'est un nouveau système orageux (MCS) qui concerne en effet nos régions en matinée. Des dégâts sont observés en lien avec la foudre et les fortes précipitations.

Le 26 juillet, ce sont des orages peu mobiles qui éclatent ça et là. Ils sont parfois diluviens: on relève 97 mm de pluie à Stavelot.

Le 2 août en fin d'après-midi et en soirée, sur le point triple d'une perturbation arrivant du sud-ouest, plusieurs salves orageuses traversent le pays. D'abord peu organisés, ces orages se rassemblent en un grand et virulent amas en milieu de soirée, allant d'Anvers à Couvin, avant de progresser vers le nord-est. Des inondations sont observées en plusieurs endroits. Des dégâts dus au vent et à la foudre sont également signalés, essentiellement de la province de Namur au Limbourg. Une rafale de 123 km/h est mesurée à Schaffen, dans l'est de la Flandre. Le système SAFIR de l'IRM, qui enregistre l'activité orageuse, compte jusqu'à 700 décharges par minute au paroxysme de l'orage. Au total ce sont presque 45 000 éclairs qui illuminent la soirée. C'est assurément l'offensive orageuse la plus intense de cette année 2001.



 Progression des zones orageuses en fin d'après-midi et en soirée du 2 août (source: K. Hamid, IRM).

Le 15 août, coup de chaleur: on relève 32,7°C à Beauvechain et 34,1°C à Kleine-Brogel. La nuit suivante, des orages faibles à modérés sont signalés en plusieurs stations du pays (Koksijde, Oostende, Gosselies, Saint-Hubert, Bierset, Spa...). Globalement, le centre du pays est épargné: à Zaventem, on signale des éclairs visibles dans le lointain, provenant des orages éclatant sur les régions voisines.

La nuit du 18 au 19 août, à nouveau des orages sont signalés entre Anvers et Charleroi, mais ils restent également contenus. Toutefois, l'opérateur de Gosselies rapporte de fortes précipitations pendant un bref laps de temps.

Du 24 au 26 août, un nouveau coup de chaleur s'empare de la Belgique. Le troisième jour, on relève les maximales les plus élevées: 32,6°C à Gosselies, 33,6°C à Zaventem, 35,5°C à Kleine-Brogel... et conformément à la règle de ce mois d'août, la seconde partie de nuit du 26 au 27 est orageuse, même si cela se fait plutôt en douceur. Ce sont essentiellement le centre et l'est de la Wallonie ainsi que le Limbourg qui sont concernés.

Le mois de septembre est extraordinairement pluvieux. Sur tout le moins, on relève 199 mm de précipitations à Uccle.

Au soir du 6 octobre, un front froid traverse le pays et s'accompagne d'orages parfois forts, particulièrement intenses pour cette période de l'année. Une tornade est signalée dans la région de Saint-Trond où elle provoque pas mal de dégâts. Des inondations consécutives à de fortes précipitations sont observées du Hainaut à la Campine.

 Image radar en soirée montrant le front orageux progressant à travers le pays (source: IRM).

Le mois qui s'achève est exceptionnellement doux, avec un écart de 3,9°C par rapport à la moyenne.

Le 8 novembre, un flux rapide de nord-ouest puis de nord se met en place sur nos régions. A la côte, les rafales atteignent 115 km/h. La nuit suivante, des orages prennent naissance sur le sud de la mer du Nord et atteignent la région de Dunkerque où ils sont violents: une tornade traverse la ville en provoquant de nombreux dégâts, et d'abondantes chutes de grêle sont observées sur le Nord-Pas-de-Calais. Ces orages débordent sur l'ouest de la Belgique, tandis que de la neige est observée plus à l'est. Par endroits, cette neige tient, comme à Florennes où on observe 1 cm d'accumulation.

Le 27 décembre, on relève 58 cm de neige à Elsenborn.

Le 29 décembre, de la neige est observée sur le centre du pays. Il en tombe entre 5 et 10 cm sur la région de Charleroi et l'Entre-Sambre-et-Meuse.

jeudi 22 février 2018

No panic! Pas de vortex polaire sur la Belgique (mais ses conséquences bien)

Ces derniers jours, nous avons vu apparaître plusieurs sorties dans la presse annonçant le passage d'un vortex polaire sur la Belgique. Il n'en est évidemment rien. Il est assez amusant (ou agaçant, c'est selon) de voir à quel point la réalité a été bien déformée. Parce que oui, il y a bien une histoire de vortex polaire au départ, mais rassurez-vous, on est bien loin d'un scénario digne du film "Le Jour d'Après". A travers cet article, essayons de démêler le vrai du faux.

Le Dubus du 22 février. On vous rassure, nous ne sommes pas que des scientifiques carrés, nous avons aussi beaucoup d'humour...